L’année 2026 compte 252 jours ouvrés et 303 jours ouvrables, mais ces chiffres bruts ne suffisent pas à planifier correctement des congés. Le décompte réel dépend du mode d’organisation du temps de travail : forfait-jours, horaires décalés, accord RTT d’entreprise. Nous détaillons ici les cas concrets qui modifient le calcul standard.
Forfait-jours, RTT et horaires décalés : ce qui change dans le décompte des congés 2026
Un salarié en forfait-jours ne raisonne pas en heures mais en jours travaillés sur l’année. Le plafond légal est fixé à 218 jours, sauf accord collectif différent. Poser un congé revient alors à déduire un jour du compteur annuel, sans se soucier du nombre d’heures que ce jour aurait représenté.
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La conséquence directe : les jours de repos issus du forfait (JRS) varient chaque année en fonction du nombre de jours ouvrés. En 2026, avec 252 jours ouvrés, 104 jours de week-end et 9 jours fériés tombant un jour ouvré, le calcul donne environ 10 jours de repos supplémentaires pour un forfait à 218 jours, après déduction des 25 jours ouvrés de congés payés.
Ce calcul change si l’accord d’entreprise prévoit un plafond inférieur à 218 jours ou si la convention collective impose des jours de fractionnement. Nous recommandons de recalculer ce solde dès janvier, car un JRS mal positionné en fin d’année peut être perdu.
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Horaires décalés et semaines atypiques
Les entreprises fonctionnant le samedi (commerce, logistique, santé) décomptent souvent les congés en jours ouvrables. Le passage de 252 jours ouvrés à 303 jours ouvrables n’est pas qu’un changement de chiffre : il modifie la durée réelle d’une semaine de vacances.
En décompte ouvrés, une semaine de congés coûte 5 jours. En décompte ouvrables, elle en coûte 6. Le total annuel de congés payés reste équivalent (25 jours ouvrés ou 30 jours ouvrables), mais l’erreur de décompte se produit quand un salarié pose des jours isolés autour d’un samedi travaillé.

Calendrier 2026 mois par mois : jours ouvrés et jours fériés sur jour ouvré
Nous avons compilé les données pour identifier les mois à surveiller lors de la pose de congés.
| Mois | Jours ouvrés | Jour férié sur jour ouvré |
|---|---|---|
| Janvier | 21 | 1er janvier (jeudi) |
| Février | 20 | Aucun |
| Mars | 22 | Aucun |
| Avril | 21 | Lundi de Pâques (6 avril) |
| Mai | 18 | 1er mai (vendredi), 8 mai (vendredi), Ascension (14 mai, jeudi) |
| Juin | 21 | Lundi de Pentecôte (25 mai tombe en mai, donc juin : aucun) |
| Juillet | 22 | 14 juillet (mardi) |
| Août | 21 | 15 août (samedi, pas déduit) |
| Septembre | 22 | Aucun |
| Octobre | 22 | Aucun |
| Novembre | 20 | 1er novembre (dimanche, pas déduit), 11 novembre (mercredi) |
| Décembre | 22 | 25 décembre (vendredi) |
Mai reste le mois le plus court avec 18 jours ouvrés, ce qui en fait la période la plus rentable pour poser des congés : un jour posé le vendredi 15 mai, combiné à l’Ascension du jeudi 14, donne un week-end de quatre jours sans consommer plus d’un jour de congé.
Mars, juillet, septembre, octobre et décembre culminent à 22 jours ouvrés. Pour les salariés en forfait-jours, ces mois longs sont ceux où poser un JRS a le moins d’impact sur la charge de travail mensuelle.
Congés payés 2026 : règles de décompte et pièges fréquents en paie
Le décompte des congés payés obéit à des règles que l’outil de calcul seul ne remplace pas. Voici les points de vigilance pour la paie 2026.
- Le premier jour décompté est le premier jour ouvré (ou ouvrable) où le salarié aurait dû travailler. Un congé débutant un samedi dans une entreprise fermée le samedi ne démarre le décompte que le lundi.
- En décompte ouvrables, le samedi est systématiquement compté sauf s’il est férié. Un salarié qui pose du lundi au vendredi verra 6 jours ouvrables déduits si le samedi suivant n’est pas férié.
- L’employeur qui applique un décompte en jours ouvrés doit vérifier que le résultat n’est pas moins favorable que le décompte en jours ouvrables. Cette comparaison, souvent négligée, est une obligation légale.
- Les jours fériés tombant un samedi ou un dimanche (le 15 août et le 1er novembre en 2026) ne génèrent aucun droit à récupération, sauf disposition conventionnelle contraire.
Cas particulier : Alsace-Moselle
Les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle bénéficient de deux jours fériés supplémentaires (Vendredi saint et 26 décembre). Cela porte le nombre de jours fériés sur jour ouvré à 11 au lieu de 9 pour le reste de la France, et réduit d’autant le nombre de jours travaillés.

Optimiser la pose de congés 2026 : stratégie par trimestre
Poser ses congés au bon moment dépend de la configuration des jours fériés. En 2026, les opportunités de ponts se concentrent sur deux périodes.
Au premier semestre, mai offre la meilleure fenêtre. Le 1er mai (vendredi) et le 8 mai (vendredi) créent chacun un week-end de trois jours sans poser de congé. L’Ascension, le jeudi 14 mai, permet un pont en posant uniquement le vendredi 15. Trois week-ends prolongés en mai avec un seul jour de congé consommé.
Au second semestre, le 14 juillet tombe un mardi. Poser le lundi 13 donne quatre jours consécutifs pour un seul jour déduit. Le 25 décembre, un vendredi, offre un week-end de trois jours sans aucun jour de congé à poser.
Anticipation pour les accords RTT
Les entreprises avec un accord RTT fixent souvent des journées de RTT employeur (typiquement le pont de l’Ascension ou le lundi de Pentecôte). Nous recommandons de consulter l’accord dès janvier pour identifier les jours déjà fléchés, avant de positionner ses congés payés restants.
Le calendrier 2026 est relativement équilibré entre les deux semestres, sans concentration excessive de jours fériés sur une seule période. Les salariés en forfait-jours ont intérêt à répartir leurs JRS sur les mois longs (mars, septembre, octobre) pour maintenir une charge régulière, plutôt que de les accumuler en fin d’année avec le risque de les perdre si l’accord ne prévoit pas de report.

